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Affichage des articles du février, 2021

 







La Groac’h de l’Île du Lok

 Une gwrac'h/groac'h (breton pour « fée », « sorcière » ou « vieille femme », pl. gwrac'hed) est une fée ou sorcière bretonne liée à l'eau. Multiforme, elle est souvent vieille et nocturne, apparentée aux ogres et aux sorcières, parfois avec des dents de morse. Réputée pour vivre dans des cavernes, sous le sable ou sous la mer, la groac'h a du pouvoir sur les éléments de la nature et maîtrise la métamorphose. Elle est surtout connue comme une figure malveillante, en particulier à cause du conte d'Émile Souvestre La Groac'h de l'île du Lok (que je vais vous conter) . Plusieurs toponymes de Basse-Bretagne sont attribués à une groac'h, en particulier des mégalithes dans les Côtes-d'Armor, ainsi que l'île de Groix dans le Morbihan, et le phare de la Vieille. L'origine de ces fées appartenant à l'archétype de « la Vieille » est à rechercher dans des divinités féminines antiques diabolisées par le christianisme.  Le plus célèbre conte évoqu

LES DISCIPLES ET LE MAÎTRE

 Il y a fort longtemps, dans un pays aujourd'hui oublié, deux disciplines tentaient de surpasser leur maître au combat à mains nues. L'enjeu était de taille, car le maître, n'ayant pas de descendance, léguerait son école ainsi que l'intégralité de ses possessions au disciple se montrant le plus digne et qui serait le premier à le surpasser. Le premier des disciples qui tenta sa chance comptait sur sa force physique et son ingéniosité. L'homme en pleine force de l'âge était petit, mais trapu, un vrai roc néanmoins doué d'une grande agilité. Il défia donc le vieil homme, relativement confiant vis-à-vis de ses chances de réussite. Pourtant, il ne réussit pas a toucher le sage homme qui, d'habiles déplacements et à l'aide de techniques amples, garda son opposant à distance. Quand le disciple, qui commençait à s'épuiser, s'agaça de ne pas parvenir à toucher son maître qu'il était pourtant certain de pouvoir égaler, il chargea violemment en uti

LE PRESSOIR ET LA BÊTE

LE PRESSOIR ET LA BÊTE Il était une fois une fille, si gentille et si avenante que le dimanche la maison était remplie d’amoureux. Un de ses galants prétendants vint la demander en mariage à sa mère. — Je veux bien, répondit-elle, mais il faut que tu te soumettes à une épreuve. Toutes les nuits une bête qui dévore les gens vient dans notre grange : si tu peux lui échapper, je te donnerai ma fille. — J’essaierai, dit le garçon. La nuit venue, la bonne femme l’enferma dans la grange, après lui avoir laissé plusieurs chandelles de résine, afin qu’il pût voir ce qui se passerait. À minuit, une bête d’une grandeur épouvantable et horrible à regarder, sortit de dessous le pressoir et s’avança vers lui : comme il était courageux, il ne recula pas. — Tu es brave, dit la bête : veux-tu jouer avec moi à perçoirine perçoirette ? — Quel jeu est-ce ? — Il faut se coucher sur le pressoir, et se laisser serrer par les vis qui servent à presser les mottes de cidre. Quand tu auras subi cette épreuve, j

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