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LE PANTHÉON CELTIQUE (Mythologie Celte)

Suite à mes recherches sur les anciens dieux celtiques pré christianisation, voici les principales divinités que j'ai pu recenser. Celles-ci étaient sans doute vénéré par nos ancêtres avant d’être christianisées sous forme de saints ou considérées comme néfastes (voir diabolisées) par l'église chrétienne alors imposée.
Il est important de remarquer que ces divinités représentent presque toutes un élément naturel ou cosmique, il est d'ailleurs parfois difficile de les nommer tant leur représentation est symbolique et interprété différemment selon le culte de chacun.



Les divinités des Celtes du continent :


- TARANIS : c'était la divinité principale, le dieu du tonnerre (taran) et des forces cosmiques (symbolismes : la roue et le foudre), il sera assimilé à Jupiter

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- CERNUNNOS : dieu au crâne de cerf ("dieu au bois de cervidé"), c'était un dieu de la fécondité terrienne, du renouveau des forces de la nature, on le représentait assis en tailleur, la tête couverte d'une double ramure de cervidé, comme sur le chaudron cultuel d'argent de Gundestrup trouvé en 1891 au Jutland (Danemark) et conservé au musée de Copenhague.

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Il est souvent accompagné d'un serpent à tête de bélier et parfois d'un taureau, symbole de la reproduction



- TEUTATES ("tribu") : il était avec Esus et Taranis l'un des dieux sanguinaires de la Gaule.



Les Romains l'identifièrent au dieu Mars. Il revêt autant de formes qu'il existe de groupes humains, on en a dénombré environ quatre cents, dont un grand nombre d'avatars féminins. Teutates a pu être simplement un nom de chef ou héros divinisé dans la tribu, ce qui expliquerait qu'on le trouve partout sous des noms et formes différents. Il est le protecteur de la tribu et symbolise le serment donné.




- LUGUS ou LUG : le maître des techniques ("le polytechnicien"), son nom est généralement associé au mot "dun" (lieu fortifié, enclos). On le retrouve dans de nombreuses localités celtiques : Lugdunum (la citadelle de Lug : Lyon), Londres, Laon, Loudun...



Lug est le dieu suprême du panthéon celte, il transcende toutes les fonctions des autres dieux, il sera assimilé soit à Mercure, soit à Apollon. Dispensateur de richesses, on le trouve souvent accompagné d'un corbeau, il dirige aussi les arts et préside aux combats.



- SUCELLUS : le dieu au maillet "le dieu frappeur". On ne trouve cette divinité qu'en Gaule. C'était le dieu de la fécondité et en même temps des enfers (la mort étant nécessaire à toute renaissance).


Il est toujours représenté sous l'aspect d'un homme d'âge mûr, barbu, tenant dans une main un maillet qui évoque le monde des morts et de l'autre un vase nommé "olla", symbole de fertilité, il porte souvent le costume gaulois orné de symboles astraux et est accompagné d'un chien. Sucellus est appelé Silvanus en Narbonnaise.




- BELANOS (Belenos) : ("brillant") dieu de la lumière et guérisseur qui s'apparente à l'Apollon gréco-romain.
Il est médecin : à Beltaine (les feux de Belenos), on faisait passer les troupeaux entre des feux pour éviter les maladies. Les feux ont été transférés sur la St Jean, au solstice d'été. Le culte de Belenos consistait en rites sacrés autour de grands feux de joie, de préférence sur des sommets.


Un îlot proche du Mont St Michel porte le nom de Tombelaine dont l'éthymologie serait Tombe-Belen où Tumba signifie élevation, montagne en langue romaine. Toutefois certains historiens donnent une autre explication: Tombelaine serait la tombe d'une princesse Hélène, nièce du roi de Petite Bretagne.




- EPONA : (dérivé du mot gaulois "epos" : le cheval et du suffixe "ona" indiquant le caractère divin), c'était la déesse des Equidés (chevaux) ainsi que de ceux qui les montaient ou les soignaient.



Sa caractéristique est de n’avoir jamais été assimilée à une divinité romaine et son culte a perduré pendant la plus grande partie de l’époque gallo-romaine. Les soldats romains l'ont même introduite en Italie. Il s’agissait d’une déesse très populaire, à en juger d’après le nombre important de figurations qu’on en connaît, en particulier des figurines en terre cuite de l’Allier, dont on sait qu’elles étaient particulièrement répandues dans toute la Gaule. Les représentations de la déesse sont diverses : tantôt une jument allaitant son poulain, tantôt une écuyère assise en amazone sur une jument ou parfois couchée, plus exceptionnellement debout près de la jument. Les auteurs latins voyaient dans Épona la protectrice des chevaux, des écuries et des voyageurs. De nos jours, une tendance en fait également une divinité protectrice du foyer, une divinité nourricière dans la mesure où la jument allaite souvent un poulain. Pour d’autres, elle évoque bien plus le voyage de l’âme vers l’au-delà (ce qui explique sa présence dans certaines tombes) et remplit une fonction de protection vis-à-vis des mortels. Epona est, sans aucun doute, une déesse aux multiples fonctions.




- OGMIOS ou OGMA ou OGME : savant en magie, il invente un système de signes écrits (l'ogham) qui peuvent paralyser.



Ogme (Ogmios en gaulois) est le dieu à l’origine des Oghams. Il est le dieu de la parole de l’éloquence, possédant une grande force physique et terrassant ses ennemis par la parole. Il a un rôle de psychopompe mais guide aussi les vivants dans leur vie : en effet son nom signifierait « chemin, sentier ».



- ESUS ("bon") : dieu des bateliers de Lutèce, il est représenté sous les traits d'un homme barbu, habillé d'un vêtement court, ou d'un bûcheron en train d'abattre un arbre avec une hache (dieu associé à la nature).


Il est accompagné d'un taureau et de trois grues, les textes le décrivent comme un dieu sanguinaire.



- ROSMERTA : divinité inférieure associée à Mercure (sa parèdre), lui-même représentant le dieu LUG. Son équivalent masculin était SINERTRIOS, assimilé à Hercule ou à Mars.



Son culte a été attesté par la découverte de statues et d'inscriptions portant son nom. Parmi ses attributs on retrouve la fameuse Corne d'Abondance ou Cornucopia.



- MABON, le dieu Soleil, personnifie l'année nouvelle qui commence à l'équinoxe de printemps.





- DISPATER : le père de la nation gauloise, la divinité de la Mort qui, un jour, fera périr le monde par l'eau et le feu. Il pourrait aussi s'agir de Sucellus.



- LES DIVINITES FEMININES : elles étaient vénérées le long des fleuves et étaient généralement groupées par trois, on les représentait avec une corne d'abondance et portant des fruits.




A l'origine on les considérait comme des divinités-mères et comme des déesses de la végétation. MATRONA était la déesse-mère de la rivière Marne




Les divinités des Celtes insulaires (des îles) :


- DANA : déesse irlandaise de la Terre et de la Fertilité.

- DAGDA ou DAGDE ("le dieu bon") : dieu de la Science et des Druides, des Partages et des Traités. On l'appelait parfois EOCHU OLLATHIR (Eochu père puissant). Sa massue possédait deux extrémités, l'une pouvant tuer, l'autre pouvant ressusciter. Il était aussi le dispensateur de l'abondance, il nourrissait avec son chaudron et disposait d'arbres chargés de fruits.



- BRIGIT : la fille de EOCHU OLLATHIR (ou Dagda) était la triple protectrice des poètes, des médecins et des forgerons. Elle était aussi gardienne du feu purificateur. Elle était connue sous le nom de BRIGANTIA sur le continent et a été assimilée à Minerve. L'un de ses surnoms est BELISAMA "la très brillante". La tradition chrétienne gaélique a perpétué son souvenir par Ste Brigitte et Ste BRIDE, la sage-femme de la Vierge.

- GOIBNIU : le forgeron divin des Irlandais, son équivalent gallois était GOFANNON. Il sera assimilé à Minerve.




Cet article est certainement incomplet. Alors je compte sur vous contribuer a son enrichissement dans les commentaires !


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Commentaires

  1. Dans Matrona (la Marne, en transcription latine)il doit y avoir le mot "Onna" qui signifie "rivière, cours d'eau" en langue celtique (de France). Matrona (matr-onna)signifierait littéralement "la rivière-mère" (qui est une divinité, bien sûr)

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    1. Merci pour ce complément, cet article nécessitera certainement des améliorations.

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