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J'AI ÉCRIS CES LIVRES POUR VOUS :

       

UNE NUIT DE TEMPÊTE HIVERNALE

Et à la fin ... un cadeau !

Une nuit de tempête hivernale, le vent soufflait si fort qu'il faisait vaciller les volets roulants du petit appartement de Yann situé entre Hennebont et Lochrist. Celui-ci s’apprêtait à aller se coucher, bercé par les coups de vent et la pluie venant heurter ses volets ainsi que tout ce qui se présentait sur son chemin au-dehors. La télévision avait annoncé des rafales de plus de cent kilomètres par heure et de fortes pluies accompagnées de quelques coups de tonnerre. Yann n'avait pas peur de l'orage, ayant grandi dans les campagnes Armoricaines, il avait pris l'habitude d'écouter la danse du vent et de la pluie et s'endormait avec leur spectacle auditif. De temps en temps le tonnerre roulait du tambour, mais il ne prenait que très rarement le jeune homme par surprise, car il prenait toujours soin d'envoyer un avertissement de lumière. Un grand éclair perçant la nuit pour prévenir de son grand coup de tambour. Yann comptait alors les secondes comme son grand père le lui avait appris jusqu’au gong magistral de dame nature. Ce soir-là cinq secondes s'étaient écoulées entre l'avertissement lumineux qui avait illuminé toute l'obscurité de la petite ville et le gong naturel qui avait résonné à travers les murs de l'immeuble et chacun de ses habitants, comme une vibration venue du ciel. Durant ces quelques secondes le vent dansait avec la pluie contre les volets de Yann, tapotant ainsi en un rythme irrégulier et enivrant. 




Yann commençait à s'assoupir sous sa couette à l'abri des intempéries profitant de ses bons côtés sans en subir ses inconvénients, quand il entendit comme un tambourinement provenant de l'intérieur du petit immeuble. Quelques secondes passèrent, Yann se dit que l'orage lui avait joué un tour, mais il réentendit ce petit tambourinement comme si quelqu'un avait frappé à la porte, mais pas la sienne plutôt celle de son voisin. Il écouta tant bien que mal, focalisant son attention à l'intérieur du bâtiment en essayant en vain de faire abstraction de la pluie et du vent. Il n'entendit rien, le vieil homme habitant à côté devait, soit dormir, soit craindre quiconque frappant à la porte à une heure si tardive. Qui plus est, en pleine tempête. Yann sentit de nouveau la fatigue prendre le dessus et se laissa aller à écouter le balai naturel qui se jouait au-dehors.

Toc toc toc.


Quelqu'un frappa à sa porte, cette fois il s'agissait bien de sa porte qui avait vibré sous l'impact de trois coups modérés mais fermes. Étrange, qui pouvait bien frapper ainsi à toutes les portes à cette heure et en pleine tempête ? Des jeunes qui s'amusent ? Peu probable que quiconque s'amuse dehors par un temps pareil. Peut-être un voisin ayant un problème ! Yann se leva pour regarder à travers l’œil de bœuf de sa porte d'entrée de manière à résoudre cette énigme et nourrir sa curiosité. Il ne vit rien dans un premier temps, néanmoins la lumière du couloir et des escaliers était allumée et il crut apercevoir une ombre au sol. À travers ce petit orifice difficile de discerner clairement quelque chose mais l'ombre était petite comme s'il s'agissait d'un enfant qui était planté devant sa porte. La curiosité de Yann l'emporta sur sa méfiance et il ouvrit sa porte en restant, malgré tout, sur ses gardes. De premier abord, il n'y avait personne, mais une présence attira son regard naturellement vers le bas et il eut la grande surprise de découvrir un petit personnage de cinquante à soixante centimètres tout au plus. Celui-ci était vêtu d'un grand et vieux manteau trempé faisant penser à ceux que portaient les moines autrefois. L'étrange personnage regardait Yann en souriant ayant ôté sa capuche par politesse. Il était fort difficile de donner un âge à ce personnage. Le premier réflexe de Yann eut été de penser qu'il était un enfant, les traits de son visage sans ride et sa petite taille allaient dans ce sens, mais ce petit être avait une barbe blanche et une silhouette qui s'apparentait plus à celle d'un adulte. Peut-être était-il un nain ou une personne de petite taille. Yann sortit de ses réflexions quand son visiteur prit la parole.


- Désolé de vous déranger à cette heure monsieur. Je me suis égaré dans la tempête alors que je rentrais chez moi à pied dans la campagne alentour. Je me suis réfugié dans l'entrée de votre immeuble mais mes vêtements trempés sont si froids que je me disais que vous m'accorderiez peut-être l'hospitalité quelques instants pour me réchauffer.


Yann était surpris et déstabilisé, il n'arrivait toujours pas à identifier la nature de cette personne mais le voyant grelottant et trempé jusqu'aux os, il ne put le laisser à la porte. Après tout, ce petit être ne pouvait lui faire de mal à lui qui était presque quatre fois plus grand, de plus celui-ci se montrait relativement poli et gêné de demander l'hospitalité ne serait-ce que pour quelques instants. Yann l'invita donc à entrer un instant.


- Je m’apprêtais à dormir, je travaille tôt demain, mais entrez un instant vous réchauffer auprès du radiateur, je vais vous préparer une boisson chaude.


- Merci mille fois jeune homme. Dit le petit être en s'inclinant courtoisement comme un sujet le fit autrefois face à son seigneur.


L'hôte pénétra d'un pas agile et furtif dans le petit appartement de deux pièces du jeune homme pour se positionner devant le radiateur comme s'il connaissait déjà les lieux. Ou plutôt comme s'il avait naturellement suivi la source de chaleur à travers son rayonnement. Il s’assit par terre sans un mot. Ses vêtements dégoulinaient laissant une petite flaque autour de lui en seulement quelques secondes. Yann fit chauffer de l'eau pour préparer du thé tout en observant son étrange hôte. Une foule de questions lui venait à son sujet. Qui êtes-vous ? D'où venez-vous ? Comment vous appelez-vous ? Mais il eut pitié du petit être. Il ne voulait pas garder un inconnu chez lui toute la nuit, mais il était certain qu'il ne sécherait pas ses vêtements même en une heure. Il eut alors une idée, il sortit un short qu'il pouvait serrer à la ceinture avec une ficelle et un tee-shirt trop petit qu'il ne s'était jamais résolu à donner ou à jeter. Il les donna au petit être ainsi qu'une paire de chaussettes épaisse, une serviette pour se sécher et un vieux gilet bien trop grand mais qu'il pourrait garder sur ses épaules pour le garder au chaud.


- Voici des vêtements secs, ils ne vous iront pas parfaitement, j'en suis désolé, mais ainsi vous ne serez plus trempé.


Le petit bonhomme le remercia plus qu'il n'en fallait et Yann le laissa se changer en retournant préparer le thé. Une fois fait, il prit son panier à linge dans la salle bain et prépara son étendoir pour mettre les vêtements trempés à sécher. Il apporta le thé ainsi qu'une chaise pour que son hôte puisse se réchauffer au plus près du chauffage. Celui-ci avait déjà enfilé les vêtements donnés par Yann et quelque chose d'étrange gênait le jeune homme alors qu’il passait la serpillière pour retirer la flaque d’eau formée au sol. Ses vieux vêtements semblaient différents comme s'ils s'étaient curieusement adaptés à la morphologie de cet étrange voyageur. Ça ne peut pas être possible se dit-il, pourtant le short semblait moins large et ressemblait maintenant plus à un pantalon. Le tee-shirt semblait encore plus petit ainsi que le gilet qui, avec quelques plis au niveau des manches et, en le refermant devant Yann  à l'aide d'une étrange et vielle ceinture de cuir aux motifs uniques de type celtique, ressemblait plus maintenant à un manteau couvrant le petit bonhomme des épaules jusqu'au sol. Celui-ci sentant la gêne de Yann, lorsqu’il lui installa la chaise et lui tendit le thé, lui dit :


- Merci beaucoup ! Voyez-vous, vous avez su choisir des vêtements qui peuvent aller à la perfection à un petit homme comme moi, vous êtes un vrai magicien, je n'en attendais pas tant de votre hospitalité, puisse les éléments de la nature être à vos côtés.


Et le petit homme s'assied sur la chaise, pourtant trop grande pour lui, d'un bon rapide et agile. Il serra la tasse de thé entre ses mains solides, arborant un large sourire, et ne bougea plus, telle une statue. Yann prit les vêtements de celui-ci pour aller les mettre à sécher sur l'étendoir qu'il avait placé au-dessus de la baignoire. En les mettant à sécher il se dit que cet être était bien étrange et qu'il devait lui poser ses questions maintenant qu'il était bien installé. D'autant plus que les petits vêtements étaient, eux aussi, bien étranges, une sorte de lin naturel comme les vêtements portés au moyen-âge. Une fois sa tâche terminée, il alla rejoindre son hôte chargé de questions. La première fut d'abord pour s'assurer que celui-ci ne manquait de rien :


- Tout va bien ?


- Oui, grâce à vous monsieur, je vous en remercie mille fois. répondit le petit homme en inclinant la tête respectueusement.


Yann entreprit alors d'obtenir les réponses à toutes les questions qu'il se posait depuis qu'il avait ouvert sa porte. Il ouvrit la bouche pour commencer quand un grand coup de tonnerre, qu'il n'avait pas vu annoncé par la foudre, l'interrompit net. Son hôte en profita pour finir son thé d'une rasade et regarda Yann avec un sourire si grand que l'on aurait dit que le coin de ses lèvres allaient rejoindre ses oreilles. Yann remarqua alors l'étrangeté de ses oreilles qui semblaient légèrement pointues sur le dessus.


- Je vous remercie beaucoup jeune homme, je ne voudrais pas abuser plus de votre hospitalité. Auriez-vous la gentillesse de me prêter une couverture pour que je dorme dans le couloir de votre immeuble ? Ainsi réchauffé et sec je n'aurai pas froid. Vous n'aurez alors qu'à me laisser mes vêtements en partant travailler demain matin et je vous rendrai les vôtres.


Yann fut surpris par la proposition, mais n'y voyait aucune objection, d'autant plus que la fatigue semblait lui revenir tout à coup. Il installa alors sa couette d'été, pliée un quatre, au sol, près de sa porte d'entrée, dans un coin qui ne gênerait personne. Ainsi plié, elle formait un petit matelas bien plus confortable et chaud que le béton du sol. Il donna à l'étrange personnage une couverture épaisse qu’il gardait sur son canapé l’hiver, quand il se plongeait dans un livre, et un peu de pain et de thé chaud se disant que son hôte mystérieux n'avait sans doute rien mangé de la soirée s'il s'était perdu à pied dans la tempête. Celui-ci se confondit encore en remerciement et s'installa. Yann eut l'impression que la tempête le berçait encore plus fort qu'à son habitude et aperçu l'heure. Trois heures s'étaient écoulées alors qu'il lui semblait n'avoir vécu qu'une demi-heure en compagnie du petit homme étrange. Il alla alors se coucher résolu à se lever un peu plus tôt pour obtenir les réponses à ses questions au petit matin....


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