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J'AI ÉCRIS CES LIVRES POUR VOUS :

       

HOLLVED - CHAPITRE 1

Bonjour à tous, ça y est nous y sommes !


Etes-vous prêt à parcourir l'univers avec moi et la caste des "pacificateurs" ?

Souhaitez-vous être dépaysé et passer un bon moment de divertissement ?

Si oui, je vous propose de découvrir le premier chapitre de HOLLVED !


Et sachez que VOUS pouvez décider de la suite des aventures de nos héros ! Le principe est expliqué juste ici : https://fr.tipeee.com/mojenn




 

Système Hollved : système solaire contenant dix-huit planètes, dont trois habitées. Système central de la Coalition Pacifique.

 

La capitale du système, Dirina, située sur la planète Sanctuaris, recevait à chaque cycle les dirigeants de la Coalition Pacifique afin de faire le bilan du cycle passé et de préparer le suivant.

 


La date approchait et les préparatifs battaient leur plein. 

Dirina était une immense cité à l'architecture circulaire, les bâtiments s’élevaient vers le ciel indigo de Sanctuaris. Rares étaient les rues qui formaient des angles bruts, tout était fluide dans cette cité où même l'agitation du marché interstellaire semblait paisible.

 

C'est au cœur de ce marché que nous retrouvons Efnir, l'un des derniers Léonid, mais surtout un membre populaire des pacificateurs. 

 

Efnir, malgré sa silhouette imposante, restait relativement discret, observant l'agitation du marché. Son grand manteau le recouvrant de la tête aux pieds. Capuche rabattue, il ressemblait à n'importe quel marchand ou voyageur que l'on croisait au marché. Pourtant, sous ce manteau se cachait une combinaison de pacificateur suréquipé, permettant à ses sages de faire face à n'importe quelle situation. Et, sur son flanc droit, Efnir effleurait le pommeau de son mythique sabre Enorien. Les reliques Enoriennes étaient célèbres à travers toute la galaxie, certaines légendes racontaient même qu'elles étaient le prolongement de l'âme du pacificateur.

 

Néanmoins, Efnir ne semblait pas prêt d’user de son arme. Il gardait simplement un contact avec elle, restant immobile au bord de ce marché, comme un simple observateur.

 

- Monseigneur, je vous apporte ce que vous m'avez envoyer quémander. Déclara à voix basse une créature ressemblant fortement à un gobelin.

L'être à la peau verdâtre était lui aussi recouvert d'un large manteau. Ses yeux brillants et son large nez donnaient un aspect étrange à son visage découvert. Son dos courbé et son allure clopinante trahissaient un problème de santé.

- Pas de manière entre nous Janus! Tu as été rapide, es-tu certain que personne ne t'a suivi ? Répondit le Léonid sans quitter la foule du regard.

- Oh Efnir, enfin, pour qui me prends-tu ? T'ai-je déjà déçu ?

- Non, en effet, mais il y a un début à tout mon ami, ne prends pas trop d'assurance et reste vigilant.

- Humm, ce type de conseil, de ta part, n'est pas fait pour me rassurer. Qu'as-tu flairé ? À moins que tu as obtenu des informations sensibles ?

- Non simplement un pressentiment. Merci Janus, c'est toujours un plaisir de faire affaire avec toi.

 - C'est un plaisir partagé, vous autres, pacificateurs, payez bien.

 

Efnir remercia discrètement son acolyte et s'engagea dans la rue Est en glissant son nouveau bien dans une poche de son manteau. Il quitta peu à peu le quartier marchand. La plupart des Diriniens empruntaient généralement les téléporteurs, mais le pacificateur préférait toujours employer ses propres moyens. Son allure souple et puissante en faisait un excellent marcheur. Il s'approcha du quartier politique, bien plus calme, alors que le quartier commerçant était plutôt bondé. Le quartier politique, quant à lui, était moins fréquenté. Et cela convenait tout à fait à notre marcheur qui n'était pas partisan des foules. Les passants n'étaient pas difficiles à cerner pour un observateur aussi expérimenté qu'Efnir. Il reconnut immédiatement un couple d'Ihariens qui revenaient certainement de l’ambassade d'Ihare. Chaque Iharien devait se déclarer à son arrivée sur une planète du système depuis la révolution Iharienne. Un tel oubli exposait les membres de ce peuple à une peine d’emprisonnement sévère. 

 

Un peu plus loin, Efnir reconnut un groupe de politiciens, rejoignant certainement une autre ambassade pour un rendez-vous administratif. De nombreux êtres différents vaquaient çà et là pour diverses raisons administratives.

 

Le Léonid arriva enfin à destination. Il s’arrêta un instant, le temps d’observer les lieux rapidement. Ce n'était pas sa première visite au bureau des Relations Interplanétaires, communément appelé RI. Il s'agissait plus d'une habitude acquise avant d'entrer dans un bâtiment.

 

- Vous êtes en avance pacificateur. Annonça la jeune et élégante Kalib qui le reçut dans le hall. 


 

Les Kalibs étaient une race distinguée de reptiliens. Un autre reptilien, d'au moins deux mètres, dévisageait Efnir dans un coin du Hall. Celui-ci n'avait rien à envier au Léonid en terme de taille et de puissance. Efnir lui adressa simplement un regard amical avant de se tourner à nouveau vers la Kalib.

- Je sais, veuillez m'en excuser, mais je ne voudrais pas faire patienter votre altesse. Je vais patienter dans l'antichambre si vous me le permettez. Répondit courtoisement le pacificateur.

- Evidemment, je vous en prie. Lui répondit à son tour son interlocutrice en lui faisant signe d'avancer vers une porte face à lui.

 

Efnir passa devant le reptilien, sentant son regard peser sur lui. Il resta néanmoins détendu, bien qu'alerte, et passa la porte que lui avait indiqué la réceptionniste.

 

- Tiasa, tant de manière pour ce mercenaire, ils sont déjà assez hautains comme ça, tu aurais pu le faire attendre dehors. Siffla le reptilien à sa collègue dès que la porte fût de nouveau fermée.

- Notre maître n'aurait pas aimé un tel accueil! Tu le sais bien. Lui répondit-elle.

- Il est armé! Ces fichus pacificateurs s'octroient tous les droits au nom de leur secte ! Tu sais très bien que je n'ai aucune confiance en eux et que je ne tolère pas les armes dans l'enceinte des RI ! Rétorqua, agacé, le chargé de sécurité. Seule mon équipe est autorisée à en porter, je n'ai jamais compris ce passe-droit. Les pacificateurs ne sont pas aussi utiles que l'opinion publique le croit. Un jour vous réaliserez, mais ce sera trop tard !

 

- Tu es certainement l'une des rares créatures à ne pas leur faire confiance sur tout Sanctuaris, peut-être même tout le système. Ricana la jeune Kalib. Leurs exploits sont connus jusqu'aux planètes inconnues à ce que l’on raconte. Ils seraient si forts et sages que leur simple présence aurait suffi à interrompre de nombreux conflits. Et celui-ci c'est Efnir le Léonid, c'est l'un des plus célèbres.

- Ricanes tant que tu voudras, j'ai pas confiance, c'est tout. Cette tête de lion ne m’impressionne pas, c'est pas pour rien que tous ses congénères sont morts. Lança le reptilien en retournant vaquer à ses occupations.

 

Efnir patientait calmement dans la pièce voisine. N'importe qui n'aurait pas entendu la conversation des reptiliens à travers cette lourde porte. Mais Efnir restait fidèle à lui-même, faisant le vide en lui, prêt à toute éventualité. Sa paix intérieure était telle qu'il vivait l'instant présent constamment. C'était l'une des nombreuses devises des pacificateurs : 

"Toujours prêt pour l’impossible, toujours prêt pour maintenir l'équilibre."

Néanmoins, l'entraînement de pacificateur et l'entraînement permanent que s'imposait Efnir, n'étaient pas les seules raisons qui lui permirent de distinguer cette conversation. Les Léonids étaient doués de sens exacerbés, leur culture proche de la nature et des éléments depuis des milliers de cycles avant leur extermination, en avaient fait des êtres extrêmement sensibles.

 

Autrefois, sur une lune de la périphérie du système Hollved, ce peuple vivait en harmonie avec la nature. Les Léonids étaient de robuste hommes-lions, d'une puissance et d'une agilité extraordinaire. Mais ce peuple vivait en clans, sans se soucier des planètes environnantes et de leurs technologies. Certains Léonids avaient certes cédé au mode de vie plus moderne et à la technologie, mais la plupart préféraient demeurer sur leur planète luxuriante et vivre simplement. Bien sûr, de nature guerrière, cette race pouvait parfois rencontrer des conflits entre tribus, mais ils avaient mis en place un ingénieux système pour les résoudre. Au lieu de faire la guerre pour résoudre leur conflit, ils organisaient un combat entre leurs champions. Ainsi tous les guerriers de chaque clan s'affrontaient régulièrement pour avoir l'honneur d'être le champion qui représentait leur clan. Cette race était très attachée à ses traditions, c'est ce qui leur permis de vivre en paix.

 

 Du moins jusqu'à la grande guerre commerciale, Efnir n'était alors qu'un enfant. Le système Hollved n'était pas encore aussi stable qu'aujourd'hui, et la lune Talrek, qui avait abrité les Léonids et leur écosystème, fût bombardée au proton par les croiseurs de l'Alliance Commerciale d'Asis. Cette Alliance convoitait Talrek depuis longtemps pour en faire une lune portuaire, mais le refus obstiné des Léonids les avaient poussé à cette abomination, au génocide.

 

La porte de l'antichambre où patientait Efnir s'ouvrit soudain. Deux gardes reptiliens ouvrirent les deux battants pour laisser entrer, de manière théâtrale, un personnage richement habillé. La longue toge noire, brodée d'or traînait au sol et scintillait sous l'effet de la lumière. Le pacificateur observait, avec recul, l'entrée du personnage qu'il avait déjà aperçu à deux ou trois reprises dans les tabloïds d'actualités. Il s'agissait d'un Néosien, être longiligne imberbe et d'une peau très pâle.

 


Les Néosiens étaient les êtres les plus répandus de la galaxie. Leur intelligence, au-dessus de la moyenne, leur permis d'être parmi les peuples les plus avancés technologiquement parlant. Habitants de Sanctuaris, ils se lancèrent les premiers dans la colonisation du système Hollved. Créant rapidement l'Alliance interplanétaire en entrant pacifiquement en relation avec les peuples voisins, ils devinrent rapidement les maîtres du Système Hollved. Puis ils créèrent la Coalition Pacifique et entreprirent d'explorer la galaxie à la recherche d'autres peuples et de nouvelles ressources. Les systèmes sous la gouvernance de la Coalition Pacifique devinrent rapidement des terres d’asile pour les êtres oppressés par l’Alliance Commerciale d’Asis. C’est ainsi que les rares Leonids survivants émigrèrent sur l'une des planètes du système Hollved, quand ils ne furent pas réduits à l’esclavage.

 

- Ainsi, voici le célèbre Efnir ! Déclara solennellement l'Altesse Haltipus.

Le politicien dévisagea Efnir de la tête aux pieds et poursuivit :

- Je vous imaginais plus impressionnant, quelle curieuse créature que le Léonid!

L'altesse Halipus, gouverneur des systèmes extérieurs, bien que gracieux par son apparence ne manquait pas d'estime pour son espèce et pour lui-même. Efnir ne s'en offusqua pas, il avait déjà eu à faire face à pire propos. Il était là pour une mystérieuse raison politique, l'Altesse avait, semble-t-il, insisté pour que ce soit lui qui se charge de cette mission. Malgré ses airs supérieurs, il devait donc apprécier les capacités de l'homme-lion. Après tout, Efnir n'était pas le seul pacificateur de qualité.

- Bonjour votre Altesse, que me vaut l'honneur de votre convocation ? Demanda poliment Efnir, afin de pouvoir débuter cette nouvelle quête et rejoindre son astronef, amarré au port spatial de Dirina pour une somme plutôt exorbitante.

- Et bien, figurez-vous que nous avons besoin de vos services pour une mission de reconnaissance discrète en bordure de la galaxie, proche des systèmes inconnus. Il y a peu, l'un de nos satellites de reconnaissance nous a fait parvenir un résultat d'analyse prometteur. Mais il n'est jamais revenu. Et, lorsque nous avons envoyé une équipe afin de vérifier les résultats, elle n'a plus donné de réponse un peu après leur arrivée.

- Peut-être s'agit-il simplement d'une interférence? Cela est courant à cette distance. Interrogea le pacificateur.

- Nous y avons pensé, pour qui nous prenez-vous ! La mission aurait dû être de retour depuis déjà sept décades. Ils se sont certainement fait attaquer par une espèce inférieure, vivant isolée comme des sauvages. C'est souvent le cas dans ces contrées reculées. Vous en savez quelque chose après tout. Nous souhaitons que vous alliez y faire une reconnaissance discrète, afin de nous rapporter diverses informations que vous découvrirez dans notre requête de mission. Mon assistant vous la communiquera. Vous autres, pacificateurs, attachez de l'importance à ces races inférieures, il vous sera peut-être plus facile de les comprendre. Mais attention, la priorité de la mission est de nous retourner les informations collectées, sans quoi, nous ne pourrons pas prendre de décision sur la suite des opérations. C'est compris ?

- C'est compris, quel genre d'informations souhaitez-vous que je collecte ?

- Comme je vous l'ai indiqué, mon assistant vous remettra le contenu de la mission. Il s'agit principalement de prélèvements et de données sur l'environnement. 

- Et si j'entre en contact avec un peuple autochtone, quels sont vos consignes ?

- Vous n'êtes pas habilité à prendre contact. Je vous ai demandé d'user de discrétion. Autre chose, cette mission doit rester secrète, personne ne doit apprendre qu'une équipe n'est pas revenue d'une exploration, est-ce bien clair ?

- Hum pas tout à fait, je n’ai aucun secret envers le conseil des pacificateurs. Ils auront donc le détail de ma mission. C'est la procédure pour que celle-ci soit acceptée. Concernant vos hommes, souhaitez-vous que je les retrouve et que je réalise un sauvetage dans l'hypothèse où ils sont en vie ?

- Je connais vos procédures, il va de soi que vous pouvez les appliquer, mais aucun civil ne doit prendre connaissance de cette mission. Mon équipe connait les risques de leurs explorations, je vous ai demandé d'être discret et j'insiste sur ce point, la priorité est de nous retourner les données collectées, ne perdez pas votre temps à chercher des cadavres. 

- Bien, je n'ai pas d'autres questions dans ce cas votre Altesse. Conclut simplement Efnir.

- Bien, je vous laisse prendre connaissance des détails secondaires de la mission avec mon assistant, j'ai d'autres dossiers importants à régler.

Sur ces mots le gouverneur prit congé, laissant son assistant, resté jusque-là en recul, transmettre les éléments de la mission au Léonid. Tout était listé sur un formulaire numérique, Efnir n'avait plus qu'à procéder aux différentes analyses avec l'appareil qui lui avait été remis. Rien de compliqué pour un pacificateur de cette trempe.

 

En chemin vers le port spatial, Efnir se projetait déjà dans sa mission. Il resterait en orbite autour de la planète cible. Il n'avait aucun intérêt de s'y poser, pouvant exceptionnellement réaliser les prélèvements et observations par drône. Ainsi, il ne prendrait pas les risques des deux précédentes expéditions. Il était évident que quelque chose dans l'atmosphère de cette planète endommageait la technologie, pour empêcher le retour du satellite et des explorateurs. Tout le matériel dont il avait besoin était déjà en sa possession, rien ne le retenait donc d'avantage sur cette planète. 

 

Le pacificateur déclara son départ au bureau des douanes et rejoignit son aéronef. Le port spatial de Dirina était un vrai musée présentant l'éclectisme des vaisseaux de la galaxie. Certes, les vaisseaux Dirinéens dominaient par leur présence et leur stature. Il s'agissait de grands vaisseaux circulaires et épurés, dotés de toutes les nouveautés technologiques dûes à l’avancée précurseure de ce peuple en matière de conquête spatiale. Pourtant, ici et là, certains vaisseaux apportaient leur originalité. Comme, par exemple, le navire spatial Gror sculpté à même la pierre et recouvert de gravures racontant l'histoire de son peuple, et même par endroits de son propriétaire. Un autre vaisseau attira particulièrement Efnir dans toute cette diversité de véhicules. Il s'agissait d'un vaisseau Astharien, un vaisseau organique, une vraie créature sentiente. Efnir en avait rarement aperçu, mais connaissait, à travers l'enseignement des doyens, le principe de fonctionnement de cet incroyable vaisseau. Alors que la plupart des véhicules de l'espace sont dotés d'IA pour assister le pilote et l'équipage, ce vaisseau, lui, est une véritable créature vivante. Son habitacle est organique, la créature est élevée sur Astharate, les ingénieurs façonnent l'animal à l'aide de prothèses et l'initient à la télépathie dès son plus jeune âge. Cette créature maîtrise les lois de la gravité, c'est d'ailleurs a partir de son étude que les ponts de téléportation ont été développés. Peu avant sa maturité, la créature est associée à un pilote, leur lien est pour la vie. Rares sont les vaisseaux Asthariens qui ont accepté un nouveau pilote au cours de leur vie. Le cuir de ces créatures est, à l'âge adulte, si résistant qu'il résiste au vide sidéral. Même si cette étrange technologie a toujours fasciné Efnir, il ne pouvait se retenir de penser qu'il s'agissait d'un être vivant asservi. Et l'asservissement était bien l'une des rares choses qui l'empêchait encore de maîtriser totalement ses émotions. 

 


Efnir arriva finalement a son aéronef, le "Harpenteur". L'intelligence artificielle  reconnut sa signature génétique dès son approche et ouvrit automatiquement la porte.

- Arf, Harpenteur, je t'ai déjà demandé d'arrêter de faire ça, je suis capable d'ouvrir une porte, je n'ai pas confiance envers la signature génétique. Je suis certain qu'elle est falsifiable. Ronchonna Efnir en arrivant dans le cockpit.

- Bien reçu, je désactive cette fonction. Vous avez reçu une communication pendant votre absence. Le conseil souhaite que vous le recontactiez.

- Ok, lances la communication et prépares l'aéronef pour une mise en orbite.

- Souhaitez-vous que j'active le pilote automatique ? Suggéra l’IA.

- Non je piloterais moi-même comme d'habitude.

L'écran de communication s'alluma, faisant apparaître un humanoïde marqué par les années, mais semblant toujours relativement robuste. L'être inspirait une certaine bienveillance, l'image était si nette qu'on eût l'impression qu'il était dans le vaisseau et, lorsqu'il s'adressa a Efnir, le son n'eut rien à envier à une vraie conversation.

- Bonjour vétéran, quelles sont les nouvelles ? Quelle est donc cette mystérieuse mission qui nécessitait un face à face ?

Efnir décrivit son entretien au doyen qui l'avait formé durant de longues années. Les deux êtres ressentaient un profond respect l'un envers l'autre. Il décrivit précisément et avec calme l'entrevue, y compris la partie irrespectueuse de la part du gouverneur et son air supérieur.

 

- Bien, penses-tu que cette mission pourrait s'avérer périlleuse ? Interrogea le doyen.

- Non doyen. Répondit le Léonid d'un flegme toujours imperturbable. Je suivrais les instructions précisément et, une fois n'est pas coutume, j'utiliserais les drônes pour effectuer les prélèvements à distance pour ne prendre aucun risque.

- Bien, je constate que tu prends le recul nécessaire pour mener à bien ta mission, comme souvent. J'ai quelque chose d'important à te confier, passes par le Havre avant de te lancer dans ta mission. Cela ne te prendra pas beaucoup de temps.

- Je mets le cap vers le Havre immédiatement Doyen, pouvez-vous m'en dire plus ? Interrogea Efnir.

- Tule sauras en temps voulu. Nous nous voyons très vite, ne sois pas impatient. Je me rendrais disponible à ton arrivée, bonne route. Répondit simplement le Doyen.

La communication se termina ainsi. Efnir était certes curieux de découvrir ce que l'être qui l'avait formé et avait pris soin de lui tant d'années avait à lui confier, mais sa confiance envers son doyen était inébranlable.

Il mit donc le cap vers le Havre des pacificateurs.

 


Fin du premier chapitre.

En attendant le suivant, voici quelques infos complémentaires:

 

Hiérarchie des pacificateurs :

DOYEN (membre du conseil)

VÉTÉRAN (digne expérimenté - élite)

DIGNE (pacificateur ayant terminé sa phase d'apprentissage)

CADET (apprenti d'un gigne ou vétéran)

MEMBRE (membre des pacificateurs ne réalisant pas de mission. Exemple : forgeron, enseignant, ...) 

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